ÉPITAPHE

ÉPITAPHE

SONNET N°4

Ci-gît celle dont peu se souviennent encore,
Celle qui fut volée, maquillée, dévoyée,
Celle pour qui jadis d’autres ont bataillé.
Son nom est Liberté et bien triste est son sort.

À quoi songiez-vous donc quand sciemment ils ont
Coulé l’économie et prohibé les soins,
Fustigé la jeunesse, abattu les anciens,
Bâillonné la culture avec exaltation ?

Peut-être pensiez-vous qu’ils voulaient votre bien ?
Vous qui battiez des mains, battez-les de nouveau :
La Liberté est morte. Elle est morte pour rien.

Si nous sommes en guerre et qu’il nous faut combattre,
N’oubliez jamais plus que sous leurs airs dévots
C’est le peuple qui est l’ennemi à abattre.

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