LETTRE D’UN ASPIRANT

LETTRE D'UN ASPIRANT

SONNET N°5

Ne crois pas, étranger, que j’use de ma plume
À chaque rendez-vous, pour chaque occasion.
Si je suis beau parleur, c’est pour une raison :
Dès lors que tu souris, j’en perds us et coutumes.

Aurais-je reconnu celui que j’attendais ?
Est-ce prématuré, est-ce une fantaisie
De penser que le sort jusqu’à toi m’a conduit ?
Ou vibres-tu pour moi d’un similaire attrait ?

Consens à me revoir et laissons donc au temps
La précieuse mission de dissiper nos doutes.
Au diable l’arrivée ! Profitons de la route !

Quand au soir de nos vies nous ferons le bilan,
Que veux-tu retenir ? Que voudras-tu songer ?
Que tu m’as laissé fuir ou que tu m’as gardé ?

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