M.O.T.S

Ils sont beaux, les mots d’amour que tu m’écrivais. / Heureusement, je les ai gardés. J’ai conservé tous tes mots. / Je ne crois pas qu’il me soit déjà venue l’idée de les jeter ? / Non, à aucun moment. / Cette idée ne m’a jamais traversée. / Tes mots font partie de mon monde, désormais. / À présent, tes mots sont mon monde, ma vie et je ne pourrais m’en séparer qu’en la perdant, la vie. Tu inventes mon monde par tes mots. / C’est formidable. / C’est formidable et moi je coule, je continue de couler sous leur poids et sous le poids de l’ineffable existence que je mène.